mardi, décembre 21, 2010

LinkedIn à l'essai

Suite à l'article de mon collègue Mourad sur le site LinkedIn, je me suis dis que le plus intéressant (amusant, constructif... apposez l'adjectif voulu), ce serait de l'essayer !

Contrairement à Facebook, j'ai eu l'impression que c'était sérieux et professionnel. Si j'inscris l'université dans laquelle j'ai fait mon baccalauréat et les années d'études, ce n'est pas pour avoir des images d'un obscure party ou pour disserter sur la grosse d'une telle ! LinkedIn m'a suggéré d'anciens collègues d'études, des professeurs, des compagnons de travail, des contacts rencontrés lors de conférences. Pas des personnes à qui montrer mes dernières photos de voyage ou de mon chat : des professionnels, de mon milieu, avec qui j'ai peu de contacts réguliers. Je me suis quelques fois liée à de vrais amis (aussi amis sur FB) : ils permettent d'étendre le réseau professionnel vers des milieux moins connus.

Si Thierry Klein fustige le site de réseautage en 2005 et que l'une des critiques est "Quel est l’intérêt de copiner avec quelqu’un pour faire affaire ?" Je lui répondrai simplement que LinkedIn n'encourage pas à aller prendre une bière : il permet de prendre contact avec des relations professionnelles et d'agir en professionnel. Personne ne s'attend à recevoir un quiz sur la signification de son prénom en Hindî ou jouer sur Farmville ! Mais ce réseau peut être d'une grande utilité lors de la recherche d'emploi ou lors de projets spéciaux.

 Mon grand bémol n'est pas dans le réseau et son concept, mais dans l'interface de navigation : c'est compliqué, laid et mélangeant. Le site est inutilement peu convivial, il gagnerait à être simplifié en imitant Facebook (mais pas les pages Causes) pour faciliter les contacts et la création de liens professionnels pour des utilisateurs intermédiaires (peu réguliers).



Comme nous sommes collègues d'étude, vous pouvez me laisser un commentaire et je vous inscrirai comme relation sur LinkedIn ! (N'espérez surtout une invitation pour la St-Sylvestre)

PS: Avouez que le logo avec le porte-document en feu, c'est spécial !

mercredi, décembre 15, 2010

Bilan d'une première initiative sociale en ligne

1. En m’inspirant de l’article How to promote your non-profit's cause on Facebook in five easy steps, sur le descriptif de l’activité B, j’ai créé une cause sur Facebook : Réduisez vos déchets aliemtaires - le compost. Cependant, j’ai détesté ce média : la complexité de l’administration de la page de cause, les bulletins, le manque d’interactions avec les membres, la navigation non intuitive, les publicités, bulletins très limités en nombre de caractères…  Mais, cela reste un médium intéressant pour recruter des membres. J'ai aussi été faire des liens sur des groupes environnementaux présents sur Facebook tels que le Guide de la conscience verte. Plusieurs membres se sont ajoutés par ces liens et furent des multiplicateurs attirant de leurs contacts vers la cause.
Dans un deuxième temps, j’ai créé un blogue personnel sur Blogger reprenant les mêmes articles. Cela m’a permis d’intégrer Google Analytics. J’ai bien tenté de fidéliser mes membres au nouveau site, mais il fut difficile de les faire migrer étant donné que j’ai continué d’alimenter les deux espaces avec les mêmes contenus. Puis, j’ai aussi répertorié ma cause sous Delicious ainsi que sur Diggo. Ensuite, j’ai fait des liens vers mon blogue à partir de deux forums de discussions : Club Au féminin sur le compost et Maman pour la vie. À noter que j’ai choisi ces plateformes féminines car elles semblaient plus généralistes que celles des jardiniers/jardinières.

2. Voici les activités que j'ai menées :
- Publications de bulletins à mes membres sur Facebook avec des vidéos, des liens vers d’autres initiatives vertes, des résumés de trucs à faire pour composter.
- Publications sur mon mur public de liens vers ma cause et vers mon blogue lors de chaque publication.
- Étiquettage Diggo de chaque billet sur Blogger ainsi que de la page principale de mon blogue.
- Sondages sur mon espace Blogger sur les habitudes de compostage des visiteurs.
- Publication de liens vers ma cause sur les forums de groupes Facebook à sujets connexes (ex: guide de la conscience verte).

3. Voici quelques statistiques :

— Les tendances ?
Les tableaux statistiques de Facebook sont loin d'être précis ! Chaque lettre correspond à un bulletin envoyé aux membres (A à I) et la courbe représente les recrutements faits. Cela ne représente pas les visionnements faits de la cause et même du bulletin : j'ai remarqué que des amis « aimaient » les bulletins qui apparaissaient dans l'actualité de certains membres, sans toutefois y adhérer. La plupart des billets ont eu des répercussions sur le recrutement, à l'exception des deux derniers (H et I). Les membres du groupe, lorsqu'ils cliquent lisent un bulletin, doivent de plus cliquer sur le bouton « Count my view » pour faire enregistrer leur lecture. Cela fausse les statistiques qui ne sont d'ailleurs pas comptabilisées dans un tableau récapitulatif (il est possible de savoir quel article fut le plus populaire et le nombre de «view» est indiqué pour l'administrateur avec chaque bulletin).

Google Analytics nous offre des statistiques plus développées des visites sur le site Blogger, mais elles ne sont pas liées aux publications faites. Les pointes de visionnements correspondent aux nouvelles publications, qui sont publicisées sur mon mur personnel de Facebook et auprès des membres de la cause. Il est bien de constater qu'au cours d'une visite, une moyenne de 2,35 pages différentes étaient consultées et pour une durée moyenne d'une visite de quasi 4 minutes. Cela témoigne d'un certain intérêt du lectorat pour les courts billets. Il est normal que le pourcentage de nouvelles visites soit élevé (63,64%) car le blogue est jeune.

— D’où provenaient les visiteurs ?
Ma principale source de recrutement fut donc Facebook avec les membres de la cause (#2 avec 8 visites) et mes réseaux sociaux immédiats (#1 avec 28 visites). Je ne comprends pas le référent « Blogger » et je m'interroge même à savoir si ce n'est pas mes propres visites sur le site, étant donné la longueur de la visite (13 minutes). Les #8 et #10 sont peut-être des liens vers mes propres boîtes de courriel avant que je n'aille écrire un article. Cependant, l'étiquetage Diigo m'a apporté 3 visites et le forum Maman pour la vie 2 autres (mais temps de visite = 0 ? Ce ne sont peut-être pas de vraies visites finalement). 10 place du colonel... est un blogue de bande dessinée que je suis sur le Web : j'ai peut-être oublié de me déconnecter de mon compte blogger avant d'y aller.
— Quels référents se sont avérés les plus importants ?
Comme nous l'avons indiqué plus haut, Facebook fut la principale porte d'entrée vers mon site sur le compostage. Mon blogue n'étant pas référencé, il ne fut pas trouvé par un moteur de recherche.

4. Principaux facteurs m'ayant aidé ou nuit !
Avoir démarré un groupe sur Facebook aurait été plus intéressant qu'une cause : plus dynamique, interface plus intuitive et plus flexible. La possibilité d'ajouter des onglets (ex: discussions) ce qui aurait facilité l'interaction avec les visiteurs alors que la cause a une communication à sens unique. En impliquant les membres d'un groupe, cela aurait créé une dynamique de partage (deux sens) ce qui les aurait fidélisé donc la page du groupe aurait grippé en popularité et en visibilité (apparition comme « activité » et comme commentaires sur la page d'actualités des utilisateurs. Étiquetage social : sans grand succès je le crains. Je n’ai pas trouvé une grande communauté environnementale francophone sur ces sites.

Si cette expérience était à refaire, je naviguerais ferait référencer mon site sur google. Dans une optique moins expérimentale, je continuerais à créer des liens avec la communauté concernée par mon sujet de blogue. Ici, l'environnement, j'aurais pu m'annoncer et me publiciser en commentant des articles d'actualité (ex: urbaines granos de Cyberpresse) ou sur des sites environnementaux comme Gaia Presse, les sites web d'Écoquartiers et les sites de jardinage !

samedi, décembre 11, 2010

Réseaux sociaux dans les école : pour ou contre ?

Les avis ne sont plus partagés sur l'entrée des réseaux sociaux dans les écoles. Il est nécessaire d'éduquer les jeunes utilisateurs de Facebook, Twitter, Flickr et cie ! Cependant, certaines incertitudes demeurent et elles sont bien représentées dans ces quelques sites :

De toute façon, Facebook n'a plus que 5 ans à vivre !

Un Facebook pour les objets ? Quel intérêt social ?

 Un article très intéressant de Xavier de la Porte rapporte sur Internet Actu la création d'un réseau social d'objets, thingd. Si je comprends l'intérêt de sites comme ebay (identification d'objets pour les vendre) ou flickr (partage de photographies), je n'arrive que peu à voir l'intérêt d'un tel réseau social, sauf pour des décorateurs travaillant dans le domaine du cinéma et de la télévision (imaginez comment un tel site aurait pu être utile à la styliste de MadMen !).

D'ailleurs, est-ce qu'un Facebook d'objets est un réseau social ? Voyons la définition vue dans le cours INF 6107 : 
Un service basé sur le web qui permet aux individus (1) de construire un profil public ou semi-public dans un système limité, (2) d’articuler une liste d’utilisateurs auxquels ils sont reliés, (3) de voir et de naviguer à travers leurs propres relations et celles faites par les autres utilisateurs. (Traduction libre)
En navigant sur le site, on s'aperçoit que oui, thingd est un réseau social : un utilisateur aime des objets, il les commente, il peut naviguer par objet, par marque et par utilisateurs, qu'il "suit". Le succès d'un utilisateur se définira-t-il selon le nombre ou les marques d'objets qu'il possède ? Quel matérialisme !!! Je crois que les concours Facebook de popularité, avec le nombre "d'amis", est légèrement moins superficiel. Et le Zanibook (Facebook pour animaux) semble se prendre un peu moins au sérieux !

"À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"

La magie de cette citation de Corneille, c'est son caractère motivant ainsi que son éternelle actualité ! Se battre contre des moulins ou pour intégrer la blogosphère, ce ne sera jamais facile, détromper vous chers petits Cid-blogueurs ! D'ailleurs, mon collègue Fadi El Matni vous donne ici de précieux conseils, tirés d'une approche simple mais originale sur 5 dimensions. À retenir de monsieur El Matni, qui est un exemple de blogueur : gérer un blogue demande un grande masse de travail, associée à une bonne planification (inspiration) ainsi qu'à un propos pertinent (contenu, discussion) et original (concept, design). Ouf, j'en suis à mon 5e billet et déjà, je rame !
Et pour vous, chers lecteurs, un classique des dessins-animés de mon enfance, directement tirés de Corneille ! " Car le métier de chevalier blogueur l'occuperait toujours... "

mardi, décembre 07, 2010

Pourquoi y-a-til un manque d'interactivité dans la blogosphère ? Réponse à Frédéric, David et Virginie

Mes collègues d'études Frédéric, David et Virginie se sont penchés sur la question de l'absence d'interactivité dans la blogosphère : pourquoi si peu de commentaires, si peu de débats ?

D'excellents points ont été mentionnés :
  • l'effet d'entraînement (Virginie);
  • le référencement des mots-clés (Frédéric);
  • les mécanismes de protection bloquant certains messages, comme un modérateur ou logiciel (Virginie);
  • l'intérêt du sujet (David et Frédéric);
  • la crédibilité/proximité (commentaire de jeffvallee sur le billet de Virginie);
  • la crédibilité et l'environnement (David); 
  • la qualité du billet (Frédéric);
  • le déplacement du trafic vers Twitter (commentaire de Sebastien Paquet sur le billet de Virginie);
  • les gens préfèrent écrire dans leur espace que sur le blogue d'une tierce personne (commentaire de Sebastien Paquet sur le billet de Virginie).
Il est intéressant d'explorer d'autres explications : avez-vous remarqué lors d'une assemblée générale ou d'un cours universitaire que ce n'est pas la majorité des personnes présentes qui interagit ? En effet, seule un petite partie de l'assistance participe activement, pose des question, intervient pour donner son opinion. Les médias sociaux connaissent le même rapport d'activité-passivité. À partir d'un phénomène de distribution statistique de longue traîne, repris par Chris Anderson à propos des marchés de niche, Ross Mayfield propose la Power Law of Participation. Cette loi témoigne de ce que la majorité des visiteurs ne s'engage pas profondément dans les groupes sociaux (low threshold participation), ce qui se traduit par des actions différentes de celles des collaborateurs (notre traduction). Les visiteurs "passifs" se contentent de lire, de marquer le site dans leurs favoris, d'étiqueter et de partager le site, mais peu franchissent la barre du commentaire poli (ex: "c'est intéressant, j'aime ce que vous faites") et encore moins de visiteurs sont de véritables contributeurs.(Pour une critique de cette exploitation de la loi de puissance, voir ce billet de M.Salaün).

Rejoignant le propos de M. Paquet, en commentaire de Virgine, j'oserais affirmer qu'en plus de cette passivité virtuelle, peut-être y a-t-il "plus de chefs que d'Indiens" dans la blogosphère : tous veulent leur 5 minutes de gloire, la renommée facile...  Alors ils bloguent sans naviguer ni commenter sur d'autres blogues, ils sont actifs sur Facebook, Twitter et Foursquare. D'ailleurs, y-a-t-il matière à débat, collaboration et échange d'idées sur tous les blogues ???

Je vous invite à me répondre ! Je ferais bien tirer un prix de participation, mais je ne suis qu'une simple étudiante !!!

lundi, décembre 06, 2010

Quelques pistes de réponse à Mourad sur "Viral! vous avez dit viral?"

Bonjours Mourad, la finale de votre billet sur la publicité virale m'a beaucoup interpellée. Permettez-moi de reprendre vos questions :
  • Pourquoi les publicités virales ne sont pas transposables à la télévision ?
  • Est-ce en raison de leur caractère dérangeant ?
  • Peut-on s'immuniser contre ce phénomène ?
Parfois, les publicités virales se propagent allègrement parce qu'elles ne sont pas identifiées comme des pubs. Déguisés en clips anonymes, sans annoncer l'aspect commercial d'un produit ou d'un événements, ces vidéos se propagent avec la bonne foi des internautes/consommateurs. Avez-vous vu l'un de ces vidéos des grains de popcorn qui éclatent grâce aux ondes de téléphones cellulaires ? Ce ne sont pas des expériences faites par des gens "comme vous et moi" : ces clips étaient en fait des concepts de la firme Lastfools pour un commerçant d'oreillettes Bluetooth !

Ce qui est troublant, c'est qu'en visionnant ses clips, certaines personnes y ont cru et n'ont pas vu le caractère publicitaire du vidéo. Il est impossible, à la télévision, de reprendre cet aspect "déguisé" d'une publicité virale car par essence même, les temps entre les émissions sont des annonces publicitaires !

Pour ce qui est de l'aspect dérangeant, je ne comprends pas très bien : faites-vous référence aux clips plus "trash", comme celui de Cloverfield avec ses ramifications sur le Web (Myspace du personnage principal) ? 

Je ne saurais vous dire un moyen de vous prémunir de tels virus ! Ma seule stratégie est de ne jamais rediriger un clip sans en savoir la provenance ! Je crois que ce qui me dérange, c'est que l'on se joue de moi (je fais de la pub sans le savoir, pour une compagnie que je ne connais pas) ! Le seul aspect positif du marketing viral, ce sont les limites repoussées par les publicitaires aux niveaux graphique et esthétique (même si cela n'améliore pas la qualité du produit ! Le marketing autour de Cloverfield est mieux ficelé que l'intrigue du film).
Mon dernier mot : faites ce que vous voulez, chers publicitaires, en autant ça soit identifié comme un produit à vendre !